Archive pour juin 2007

Herbeviller, victime de nos déchets !

Vendredi 8 juin 2007

Il y a ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas. (Frédéric Bastiat)

J’ai reçu hier un e-mail de l’association HECEO (Herbéviller et ses Environs Contre l’Enfouissement des Ordures) que vous pouvez lire en cliquant ici.

Le traitement des ordures est un problème de plus en plus sérieux et mérite une prise en compte de plus en plus importante de la part de la classe politique, à tous les niveaux (élus locaux et nationaux). La réponse à ce problème n’est pas vraiment pas facile et ma première réaction face à ce mail a été de contacter les responsables de cette association pour en savoir un peu plus sur le cas d’Herbéviller (canton de Blâmont). Lors de ma campagne, je suis passé aussi à Herbéviller et on ne peut pas ne pas voir la détresse de certains habitants au sujet du problème posé par le projet d’enfouissement des ordures grâce à leur panneau “Non aux ordures”.

Il faut être clair : le député n’a pas le pouvoir de traiter un problème local. En revanche, il est membre d’une assemblée gérant les affaires au niveau national. Pour ce qui est de l’échelon local, il y a des maires, des conseillers généraux et régionaux qui doivent gérer le problème. Néanmoins, il reste à faire au niveau national et je vais développer ce que moi, en tant que député me propose de faire.

Le problème des traitements des ordures est avant tout un problème technique : comment faire disparaître les ordures ? Mais vraiment disparaître, car les stocker dans des endroits où on ne les voit pas ne résout pas le problème. C’est le même problème que la dette de l’Etat : personne ne la voit, et pourtant elle existe, et nous léguons cela à nos enfants et futurs générations. Cacher les choses (dette ou ordure) pour ne pas les voir, c’est de l’irresponsabilité. Du point de vue du consommateur, c’est très facile : on jette à la poubelle ce qu’on ne veut plus, les éboueurs passent et le problème semble réglé puisqu’on ne le voit plus. Et surtout, nous ne payons pas le vrai prix du stockage ou de l’élimination. C’est une politique de l’autruche, parfaitement irresponsable. Or dans les idées libérales, il est clair que tout individu libre, n’en est pas moins responsable. Pour nous, les premiers responsables des ordures, c’est d’abord nous, les consommateurs. Oui, nous car c’est nous qui achetons nos produits emballés, et rejetons les emballages quotidiennement à la poubelle. Alors c’est vrai que les producteurs ne nous donnent pas vraiment le choix d’acheter des produits avec moins d’emballage, mais je suis persuadé que le jour où le consommateur paiera effectivement le prix de retraitement des déchets, les distributeurs nous proposerons des produits avec moins d’emballage. Le responsable des ordures, c’est d’abord celui qui les fournit, donc c’est le consommateur. Il y a donc deux approches pour être responsable : ne pas rejeter d’ordure, ou en tout cas en rejeter moins d’une part et d’autre part payer les actions nécessaires au retraitement complet des ordures. Nous libéraux sommes tout à fait d’accord avec le principe « pollueur payeur », y compris si le prix à payer est cher. La deuxième approche, celle du traitement des ordures pose et posera certainement toujours des problèmes techniques : on ne peut pas tout retraiter, ou pas encore. A commencer par les déchets nucléaires, mais aussi 20% des déchets ménagers.

Si les libéraux sont pour que l’Etat intervienne le moins possible dans les marchés, nous sommes aussi pour que les acteurs du marché prennent leur responsabilité : ainsi si un consommateur décide d’acheter un bien dont une partie finira à la poubelle, c’est au consommateur de payer ce qu’il mettra à la poubelle. Donc, dans l’intérêt du consommateur, il serait bien par exemple que ce dernier puisse s’informer rapidement sur chaque produit vendu le montant en Euro qu’il devrait payer pour recycler la quantité d’ordure induit du produit acheté. Car cela devient un élément de négociation sur le prix d’un article acheté. Je prends un exemple : j’achète un pot de yaourt au super marché à 0,25 Euros. Si le coût de retraitement du pot de yaourt est estimé à 0,05 Euros, il faut que le consommateur soit au courant afin qu’il se dise : mon pot de yaourt ne me reviendra pas à 0,25 Euros mais bien à 0,30 Euros. J’ai pris l’exemple du pot de yaourt, mais cela reste valable pour tout bien matériel acheté.

Nous sommes opposés à la taxe environnement telle qu’elle est mise en pratique actuellement, car ce n’est pas la bonne solution : cette taxe ne fait pas payer le prix du retraitement effectif mais un prix arbitraire et n’est donc pas juste.

Nous libéraux ne croyons pas aux solutions venant de tout en haut de l’Etat et nous sommes bien les seuls. C’est pour cette raison que nous n’avons pas signé le pacte de Nicolas Hulot qui voudrait régler le problème écologique principalement par des solutions « tout état » (taxe carbone, premier ministre de l’environnement, etc.). Si nous avons été d’accord avec quelques propositions de son pacte, d’autres nous ont conduit à ne pas le signer. Nous croyons que l’Etat ne peut pas tout résoudre. Nous pensons que ceux qui sont à même de résoudre les problèmes, ce sont les gens qui sont sur le terrain et non pas un président de la république aux manettes depuis Paris, ne voyant les problèmes que d’une façon très générale. Ce sont les gens sur le terrain qui sont au devant des problèmes et qui sont les plus motivés pour chercher des solutions, comme par exemple l’association HECEO ! Mais sans moyen et dans le contexte bien Français ou les élus sont en général difficilement accessibles et aussi pas complètement habilités à résoudre les problèmes, les choses n’avancent pas et restent bloquées. C’est exactement ce qui se passe pour Herbéviller et merci au fait que vous avez eu la liberté de vous constituer en association pour pouvoir pointer le problème.

Nous libéraux considérons aussi que les problèmes d’environnement doivent non pas être résolus en revenant à l’age de pierre (stopper l’électricité, interdire les véhicules, etc.) mais au contraire en innovant. Nous ne pouvons pas demander aux individus de restreindre leur niveau de vie, mais en revanche, nous pouvons leur demander d’être responsables de leur consommation et d’innover pour pouvoir en être responsable avec des solutions pratiques.

Ainsi, si je suis élu à l’assemblée nationale, je m’engage à promouvoir les idées suivantes :
- Inciter les producteurs de déchets à éviter au plus possible de produire des ordures, et surtout les ordures qui ne peuvent être actuellement retraitées, mais sans intervenir sur les règles du marché. Il suffit pour cela de faire payer le vrai prix de retraitement ou d’élimination à ceux qui rejettent des déchets. Nous pensons que cette méthode devrait conduire les producteurs de déchets à en produire moins et à faire attention.
- Négocier avec les communes qui retraitent ou stockent les déchets. Par exemple, si Herbéviller est effectivement choisi comme site de retraitement, une négociation doit être tenue avec la commune pour que celle-ci touche des indemnités de nuisance à hauteur de la nuisance provoquée.
- Favoriser l’innovation en matière de retraitement de déchet. Les entreprises seront prêtent à faire l’effort d’innover si le prix du retraitement de déchet est mis à sa correcte valeur car si une entreprise peut faire économiser au citoyen le véritable prix du retraitement des déchets, son business devrait être garanti et donc nombreux devraient être les acteurs qui s’y investiront.
- Et bien sûr, faire jouer de mon statut de député pour intervenir auprès des élus locaux à conduire une négociation juste avec les habitants et les communes qui auront à subir les nuisances et les risques de proximité du site d’enfouissement.

A titre d’information, vous pouvez voir le programme d’Alternative Libérale sur ce lien en matière d’environnement.

Croyant que les meilleurs solutions sont celles qui viennent d’en bas, je vous propose un espace de débat : n’hesitez donc pas à utiliser les commentaires pour proposer des idées.

Interview de Sarkozy au Figaro

Jeudi 7 juin 2007

Je viens de lire une interview du président Nicolas Sarkozy donnée par le Figaro (accessible ici). Certains de ses propos m’interpellent.

Exemple :

En demandant une large majorité, ne donnez-vous pas des arguments à ceux qui vous reprochent de «vouloir tous les pouvoirs»?

Ceux qui disent cela sont ceux qui se sont battus au côté de François Mitterrand pour lui donner la majorité que l’on sait! «Tous les pouvoirs», cela ne les gênait pas quand c’était pour la gauche! Qu’est ce que cela veut dire quand vingt régions sur vingt-deux sont à gauche, quand plus de la moitié des départements sont à gauche, quand tant de communes sont à gauche? Je n’essaie pas de savoir si la majorité sera trop grande ou trop petite. Je me bats pour obtenir le soutien parlementaire qui me permettra de mettre en oeuvre le projet ratifié par les Français. Je me bats pour avoir une majorité qui m’aide à appliquer le mandat qui m’a été confié.

Faux : Ceux qui disent cela, c’est aussi Alternative Libérale. Pas que les socialistes. Oui, nous reprochons à Nicolas Sarkozy de vouloir tous les pouvoirs. Et si la gauche l’a fait dernièrement pour les régionales, ou à l’époque mittérandienne, nous le déplorons aussi de la même manière que nous le faisons à l’égard de Nicolas Sarkozy. Et pourant, si il y en a qui n’ont rien à voir avec Mittérand, c’est bien nous : la plupart de nos candidats était en culotte courte à l’époque de Mittérand !

Quand il prend l’exemple des régions, c’est du “foutage de gueule” et le journaliste n’a même pas réagi : faudrait il rappeler que les régions ont des parlements élus à la proportionnelle et que l’UMP y est représentée exactement comme les tendences dans la population au moment du vote ?

Donc pour se défendre à une question d’importance cruciale sur notre démocratie, Monsieur Sarkozy répond “C’est pas moi qu’ai commencé le premier, msieur, c’est l’autre !” Eh bien on n’est mal parti. J’aurais bien aimé que notre président réponde quelque chose du style : si effectivement, nous avons tous les pouvoirs, il faut changer les règles et élire les assemblées à la proportionnelle et non pas par canton, ou circonscription. C’est cela la vraie ouverture, c’est ça avoir du courage dans les réformes.

Réformerez-vous le mode de scrutin des législatives ?

Je recevrai après l’élection toutes les formations politiques représentées à l’Assemblée, au Sénat et au Parlement européen…

Encore un véritable mépris des petits partis politiques : l’Assemblée ne contiendra probablement, d’après les sondages que les deux groupes : l’UMP et le PS. Ca signifie donc que le président ne recevra pas les véritables lésés du système.

Y compris le Front national ?

Au nom de quoi l’écarterais-je, dès lors qu’il a des élus? J’écouterai les propositions de chacun. Si un consensus se dégage en faveur d’une dose minoritaire de proportionnelle, nous en discuterons. Je ne suis pas fermé.

Incompétence du journaliste : le FN n’est pas à l’assemblée : il n’a jamais eu d’élu même s’il a atteint des scores de plus de 20% à la présidentielle 2002. Quelle mascarade ! Nicolas Sarkozy ne veut donc pas recevoir le Front National, ni les autres petits partis. Il faut dire la vérité telle qu’elle est !

Allez-vous procéder à un remaniement après les législatives ?

Des secrétaires d’Etat feront leur entrée. Je précise tout de suite qu’ils seront nommés en petit nombre : on ne doublera pas, loin de là, la taille du gouvernement! J’ajoute qu’ils devront répondre à des critères de diversité à la fois par leurs origines territoriales, leurs origines politique et être représentatifs de la France multiple. Par ailleurs, la parité est un objectif auquel je ne renoncerai pas.

Encore une malhonnêteté intellectuelle : Monsieur Sarkozy est président de l’UMP depuis plusieurs années, et il n’y a pas une élection ou il a respecté la parité. Il a préféré se présenter lui même plutôt que céder la place à une femme de son parti (par exemple Michelle Aliot-Marie). La proportion de femme candidate UMP pour les législatives est inférieure à 25%. Au moins, avec Alternative Libérale, on est clair : nous ne sommes pas pour une parité imposée artificiellement. Imposer la parité avec des personnes que l’on nomme, c’est facile : l’imposer pour une élection, là c’est plus dure, on a trop peur de la perdre…

Conseil Général : Une gestion désastreuse…

Mercredi 6 juin 2007

Voila ce que révèle une étude publiée sur le journal du net comportant un classement des départements à propos de la gestion qu’ils effectuent : la Meurthe et Moselle est … 89ème sur 95 dans le classement !

Ce classement, rendu public le 31 mai 2007, accessible ici, porte sur les données de l’année 2005. Il a été réalisé par l’agence de notation Public Evaluation System (PES). La note finale sur l’état des finances des collectivités, utilisée aussi pour évaluer les villes et les régions, est calculée à partir de cinq ratios :
- la rigidité : ce sont les charges courantes rapportées aux recettes réelles de fonctionnement
- la solvabilité : c’est l’encours de la dette rapporté aux recettes réelles de fonctionnement.
- le service de la dette : c’est la charge annuelle de la dette rapportée aux recettes réelles de fonctionnement.
- la réalisation : c’est la mesure de l’écart entre les prévisions et les réalisations, tant en fonctionnement qu’en investissment.
- la fiscalité : c’est le niveau de la fiscalité directe et son évolution.

Voila le vrai bilan de nos élus au conseil général, dont trois membres sont candidats à l’élection législative.
N’hésitez pas à leur demander des explications : ils s’agit de
- Monsieur Jacques Lamblin (conseiller général Lunéville Sud) de l’UMP
- Monsieur Philippe Fleurentin (conseiller général Lunéville Nord) divers gauche.
- et Monsieur Maurice Villaume (conseiller général de Bayon) Parti Communiste

Pourquoi ont ils fait moins bien que la quasi totalité des autres départements en France ?

Aucun des trois ne s’est venté, ou a alerté les citoyens de la gestion pratiquée par le conseil général. Croyez vous qu’ils feront mieux s’ils sont élus au parlement ?

Commission parlementaire

Mardi 5 juin 2007

A quelle commission permanente de l’Assemblée souhaitez-vous être rattaché et pourquoi ?

Les députés, pour travailler se regroupent en commission. Il existe plusieurs commissions parlementaires dont la liste actuelle peut être consultée sur cette page.

Sans aucun doute, celle qui m’intéresse le plus est la “COMMISSION SPÉCIALE CHARGÉE DE VÉRIFIER ET D’APURER LES COMPTES”.

Pourquoi ?

1) Si je suis élu, je serais dans l’opposition, une opposition constructive. Donc il vaut mieux que je fasse une mission de vérification. Je serais beaucoup plus efficace est en phase avec mes idées que dans une commission qui établirait des projets que je ne pourrais sincèrement soutenir. Je rappelle au passage que mon programme et celui de l’UMP (prenez par exemple celui de Monsieur Lamblin) sont très divergents : les priorités nationales sont rarement identiques et il y a aussi de grandes divergences sur les méthodes. En quelque mots, l’UMP présente des solutions par le “tout état” tandis que nous proposons des solutions qui diminuent la pression étatique exercée sur l’individu. Je pourrais m’étendre et justifier ces propos si des internautes sont intéressés d’en savoir plus.

2) La dette ne semble pas être une priorité du gouvernement actuel. Ne serait ce que hier, la presse a fait echo des mises en garde de l’Europe sur la gestion des déficits orchestrés par le gouvernement. Hors la diminution de la dette est une priorité pour les libéraux : l’Etat doit être assaini.

3) Autre priorité d’Alternative Libérale : nous sommes pour l’éradication de la corruption. Selon le député Charles de Courson, que j’avais rencontré lors de la conférence anti-corruption d’Alternative Libérale, qui est rapporteur pour Transparency International et membre de cette commission (Il en a été le secrétaire de ces cinq dernières années), c’est cette commission qui est la mieux placée pour vérifier l’ampleur de ces phénomènes et proposer les actions pour les contrer.

4) Dans mon métier, j’ai souvent fait des analyses d’organisations dont j’ai conçu en équipe les systèmes d’information adéquats. Et l’optimisation des processus, la vérification et le coût de leur bon déroulement est un domaine que je connais bien. Je pense que je pourrais être une valeur ajoutée au sein de cette commission.

Pour résumer, j’aimerais bien être un député “Monsieur Propre”.

Pour ou contre le nucléaire

Dimanche 3 juin 2007

Je suis pour.

Je suis pour, non seulement qu’on continue à entretenir notre parc actuel, mais en plus qu’on continue à innover dans ce secteur et à construire d’autres centrales nucléaires là ou le besoin en énergie électrique est important.

L’énergie nucléaire est la seule source qui réunit les deux conditions suivantes :
- productive pour un moindre coût
- produisant des déchets localisables, c’est à dire non dispersés dans l’atmosphère ou dans l’environnement proche

La France a fait un pari il y a 40 ans sur le nucléaire, et elle l’a gagné. A l’époque, la technologie nucléaire étant exclusivement réservée à des fins militaires, seul l’Etat était capable de pouvoir la mettre en oeuvre et c’est chose réussie.

A ceux qui disent qu’une centrale nucléaire peut exploser, je répond OUI, mais SEULEMENT DANS LES PAYS COMMUNISTES ou ANTI-LIBERAUX comme ils aiment se faire appeler.

J’entend déjà certaines âmes se soulevant en me rétorquant : vous voyez Monsieur Guénégo, l’impulsion de l’Etat, c’est bien ! Ce à quoi je répond : OUI, l’Etat est là pour faire ce que les individus ne peuvent faire, même réuni en association. Mais pour le reste, il est en général moins efficace et moins compétent. Et d’en remettre une couche : les libéraux ne sont pas pour l’absence d’Etat, bien au contraire, ils sont pour un Etat présent, mais seulement là ou nous ne pouvons pas réaliser des infrastructures, même en essayant de s’unir.

Un autre exemple : la construction d’une voie de chemin de fer, d’un autoroute, ou d’un réseau de transport électrique. Vu le nombre d’expropriation ou d’atteinte à la propriété que cela engendre, seul l’Etat est capable de pouvoir faire ce type de projet.

Revenons à l’électricité. Ce type d’énergie a un grand avenir : si nous voulons des réseaux de ferroutage, des voitures propres roulant à autre chose qu’un dérivé du pétrole, l’électricité est actuellement la seule alternative. Les voitures à air comprimé, ou à Hydrogène, etc. utilisent un carburant fabriqué à l’aide d’électricité. Contrairement au pétrole, il n’y a pas de dégagement de CO2.

Il est donc nécessaire de continuer à investir dans les sources d’énergie électrique, et le nucléaire en particulier qui est le meilleur compromis à l’heure actuelle.

Je suis aussi pour la diversification du parc électrique : ne pas mettre tous les oeufs dans le même panier et réserver une petite part aux autres pour maîtriser aussi les autres technologies (hydro-électrique, charbon, éolien, etc.)

Je suis en revanche CONTRE le fait que les producteurs d’électricité, en particulier éolien revendent leur électricité plus cher à EDF que ce dernier ne revend. C’est une dérégulation du marché et j’espère que le jour où ces subventions seront coupées, les petits producteurs privés n’en souffriront pas trop… (cela devra bientôt et nécessairement arriver). Il faut savoir que la construction d’un parc éolien est néfaste à l’environnement proche : qui veut habiter à côté d’une éolienne ?

Je me suis exprimé POUR OU CONTRE de nombreux autres sujets sur ma page pour ou contre.

Chaine parlementaire

Samedi 2 juin 2007

Ma vidéo est maintenant sur internet. Vous pouvez la regarder en cliquant ici.

Bravo Jean-Paul

Samedi 2 juin 2007

Je n’ai pas l’habitude de reprendre les posts de mes collègues d’Alternative Libérale, mais alors celui-là, je pense qu’il faut absolument que vous le lisiez. C’est un témoignage très fort sur le RMI, ainsi que la position d’Alternative Libérale sur les aides sociales.

Cliquer ici pour voir l’article.

Réponse à la lettre ouverte de l’association “Amitiés Tsiganes”

Vendredi 1 juin 2007

J’ai recu une lettre ouverte de l’association Amitiés Tsiganes. Voici le contenu, et ma réponse à la suite.

Madame, Monsieur,

Les organisations nationales, signataires de la présente, l’association Amitiés Tsiganes ont l’honneur de vous faire parvenir le texte d’une lettre ouverte aux candidates et candidats aux législatives, « Pour une vision citoyenne de l’accès au droit commun pour les Tsiganes et Gens du voyage », dont la diffusion fut organisée lors des élections présidentielles par un numéro spécial de la publication « Monde tsigane », une conférence de presse et le relais des médias.

Vous vous présentez aux suffrages des citoyens pour assurer prochainement une importante responsabilité : la proposition, la discussion et le vote des lois de notre pays.
Nous demandons à nos responsables politiques, à nos parlementaires, de rompre avec une situation archaïque et discriminatoire, pour s’inscrire très volontairement dans une vision citoyenne du droit commun, par des réponses concrètes et fortes aux attentes et besoins des familles tsiganes et Gens du voyage, en vue d’une intégration républicaine respectueuse des cultures, des modes de vie et d’habitat.
Nous vous interpellons sur la reconnaissance officielle des camps d’internement des tsiganes dans notre pays entre 1940 et 1946, et nous vous demandons de vous prononcer et de vous engager sur cinq propositions fondamentales :
- L’abrogation des lois et réglementations discriminatoires.
- Le soutien aux actions de lutte contre les discriminations.
- La reconnaissance de la caravane comme logement.
- L’application de la loi du 5 juillet 2000 (dite loi Besson) et son actualisation.
- La mise au point d’un « plan national de terrains d’habitat familial ».

Nous vous remercions de l’attention que vous réserverez à notre démarche et des réponses que vous apporterez, afin d’éclairer le vote de plusieurs centaines de milliers d’électrices et électeurs directement ou indirectement concernés.

Recevez, Madame, Monsieur l’expression de nos salutations distinguées.

Fnasat-Gens du voyage, 59 rue de l’Ourcq, 75019 Paris.
Ligue des Droits de l’Homme, 138-140 rue Marcadet, 75018 Paris
Fondation Abbé Pierre, 3-5 rue de Romainville, 75019 Paris
Association nationale des Gens du voyage catholiques, 52 rue Charles Michels, 93200 Saint-Denis
Association Regards, route de Saint Urlo, 56440 Languidic
Association La vie du voyage, BP 211, 91160 Longjumeau
Association Amitiés Tsiganes, Association Amitiés Tsiganes, Centre Commercial «les Tamaris» - BP 2019, 54000 Nancy


Bonjour Saida,

Je vous remercie de votre lettre ouverte.
Alternative Libérale ne s’est pas à ma connaissance exprimé sur le thème des gens du voyage.
Je vais donc vous faire une réponse personnelle qui n’engage que moi, mais qui je pense reflète les idées de notre parti politique, à savoir les idées libérales.

Je vais donc me positionner sur les cinq propositions fondamentales données dans votre lettre.

L’abrogation des lois et réglementations discriminatoires.

Nous sommes d’accord sur ce point à 100%. La déclaration des droits de l’homme, texte écrit par des libéraux au 18ème siècle insiste d’ailleurs bien sur ce point au travers des articles 1 et 6.
Article 1 : Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.
Article 6 : La Loi est l’expression de la volonté générale. Tous les Citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentants, à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. Tous les Citoyens étant égaux à ses yeux sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

La France a adopté depuis ces dernières décennies une logique égalitariste, et non égalitaire, en voulant mettre les gens à “égalité” en gérant les problèmes catégorie par catégorie. Cette logique a fait de la France la championne du monde en nombre d’article de loi s’adressant à telle ou telle catégorie. Nous, libéraux sommes pour l’abrogation de beaucoup de ces lois. Par exemple, nous voudrions diminuer le nombre de statut d’entreprise, nous sommes pour le contrat de travail unique, nous sommes pour remettre à égalité de traitement face à la retraite, à l’accès au soins, au tarif d’assurance les fonctionnaires, les salariés d’entreprise d’état (SNCF, EDF, etc.) et les salariés du privé. Nous voudrions remplacer les différentes usines à gaz d’allocation (RMI, APL, etc.) par une seul revenu d’existence donné à tous les Français sans condition (âge, revenu, etc.). Nous sommes contre les lois voulant forcer les individus à vivre un idéal prédéfini par des bonnes âmes pensantes (ex : parité homme/femme, pourcentage d’handicapés, etc.). Nous sommes pour la liberté de chacun. Nous ne sommes pas pour le bonheur de tous, mais pour le bonheur de chacun. J’avoue ne pas être un spécialiste sur les lois actuelles concernant les gens du voyage, mais s’il y en a, j’estime qu’elle ne sont pas dans l’esprit des droits de l’homme vu que la loi est faite pour tous, et non pas pour favoriser ou défavoriser une catégorie par rapport à une autre.

Soutien aux actions de lutte contre les discriminations

Je suis pour lutter contre les discriminations, mais pas pour faire des lois qui changent les statistiques. Cela dit, la loi Française est déjà bien fournie en terme de répression contre la discrimination. En pratique, je ne pense pas que ce soit du domaine de l’action des ministères de lutter, mais bien d’associations actives et motivées.

La reconnaissance de la caravane comme logement

Je crois comprendre ce que vous soulevez comme problème. L’administration française prend comme postulat le fait que tout le monde vit à une adresse fixe. Ceci n’est plus vrai dans le monde d’aujourd’hui pour un nombre de plus en plus élevé d’individu. Je pense qu’il faut refondre certains aspects fondamentaux pratique de l’administration. Il devrait aujourd’hui être possible d’avoir une adresse virtuelle (comme par exemple une adresse mail électronique) pour dialoguer avec l’administration. Au niveau INSEE, je crois qu’il faudrait bien séparer les gens qui vivent temporairement dans une ville (juste pour un projet de 6 mois par exemple) et ceux qui y vivent vraiment de façon permanente. Les étudiants ont aussi des problèmes d’adresse. Je ne vois pas pourquoi une caravane ne pourrait pas être considérée comme un logement, vu que pour un bon nombre de gens du voyage, c’est effectivement leur logement (là ou ils mangent et dorment). En revanche, si les locataires et propriétaires paient des taxes d’habitation ou foncières, je crois qu’il faudrait aussi s’assurer que ce soit la même chose pour les gens du voyage car la taxe d’habitation est une taxe que tout le monde paient en vivant en France (y compris les touristes dans les hôtels), et la taxe foncière est une taxe que l’on paie (au travers de sa location) pour assurer aux communes les ressources suffisantes pour maintenir les infrastructures locales (accès à l’eau, l’électricité, etc.). Payer ses impôts est une manière d’être intégré dans la république.

L’application de la loi du 5 Juillet 2000 (dite loi Besson) et son actualisation.

Cette loi concernant les gens du voyage ( dont le contenu officiel est accessible ici) est physiquement inapplicable. Elle est simplement l’expression d’un idéal qui ne peut pas être mis en pratique. Demander à l’Etat de trouver un boulot, une école pour ses enfants etc. en arrivant dans un village est du surréaliste. Lorsqu’on choisit son mode de vie, on est responsable de ses conséquences. De nombreuses personnes n’ont pas choisi exactement ce qu’il voulaient faire de leur vie. Tout le monde n’est pas star de la musique où roi du pétrole, millionnaire, ou champion de natation : les gens responsables choisissent non pas ce qu’il voulaient faire mais un mode de vie qui leur permet d’assurer déjà le minimum : manger, dormir. Ainsi, lorsqu’on choisit une vie nomade, on est responsable de mettre en place les infrastructures qui permettent le minimum pour sa famille : manger, dormir, éduquer ses enfants et donc travailler ou vivre de son capital pour faire ces trois choses précédentes. Cela dit, l’Etat en offrant des structures gratuites pour les personnes fixes se doit aussi de proposer des structures pour les personnes nomades. Là, je reconnais l’injustice. S’il s’agit pour une école d’accueillir 2 ou 3 enfants nomades pendant une durée limité, je ne crois pas que cela pose énormément de problème d’organisation. En revanche, lorsqu’il s’agit de scolariser une trentaine d’enfants arrivant sans prévenir dans un village, je crois que ce n’est pas possible, à moins que la communauté de gens du voyage soit muni d’une école ambulante et qu’un instituteur fasse parti de la communauté. Je ne pense non plus, pédagogiquement parlant que ce soit bon pour un enfant de changer de maître d’école fréquemment car une éducation se doit d’être cohérente avant tout pour être efficace. Le maître d’école a besoin de connaître ses élèves, sinon de simple livre d’éducation pourraient suffire.


La mise au point d’un « plan national de terrains d’habitat familial ».

Nous sommes contre un Etat “nounou” qui s’occupe de tout pour tout le monde. Notre discours est plutôt de dire : Soyez libres ! Soyez dignes ! Soyez responsables ! Donc concernant cette question, libre aux gens du voyage de s’organiser, d’acheter des terrains, de les gérer et le problème d’intégration sera réglé. Je ne vois pas pourquoi ce serait le rôle de l’Etat de fournir des terrains aux communautés tziganes. Moi, personne ne m’a réservé de terrain pour pouvoir m’installer. Il fut un temps où j’ai du trouver une location (ce n’est déjà pas facile vu les problèmes de logement) et ensuite, j’ai trouvé une maison à vendre et je l’ai acheté (pas facile non plus, surtout avec les banques).

En espérant avoir répondu à vos questions, bien cordialement.