Archive pour janvier 2007

La démocratie selon Tocqueville

Lundi 29 janvier 2007

Cette petite synthèse de la vision de la démocratie selon Tocqueville, philosophe du 19ème siècle est encore tellement d’actualité. Source : http://perso.orange.fr/sos.philosophie/tocquevi.htm

” La démocratie est une société où l’égalité est considérée comme une valeur essentielle, où la participation de tous aux affaires publiques est garantie et où la mobilité sociale interdit la constitution de catégories de privilégiés. Mais la démocratie est aussi individualiste. L’âge démocratique n’a pas pour principe la vertu comme le pensait Montesquieu mais se caractérise, au contraire, par l’avidité des hommes pour les jouissances matérielles. C’est parce qu’ils comprennent leur véritable intérêt que les égoïsmes se mettent au service de la prospérité générale. Ainsi, l’amour du bien être, la rivalité favorisent en réalité un ordre social stable. Ce qui menace la société démocratique n’est pas la révolution mais le conformisme, l’oubli de la liberté au nom de l’égalité.
La démocratie n’est en effet pas sans danger. Si la démocratie sociale est acquise, il n’en est pas de même de la démocratie politique. Le risque de la tyrannie de la majorité, de la dictature de l’opinion, de la centralisation des pouvoirs subsiste. Le danger réside dans la démission de la sphère politique, le renfermement sur soi, bref le triomphe de l’individualisme. Les individus s’en remettent au pouvoir collectif et naît alors une servitude consentie. L’individualisme brise la communauté, le désengagement laisse le terrain libre à l’Etat et ouvre donc la voie au despotisme et à l’absolutisme de l’Etat dont le pouvoir protecteur s’étend d’autant plus qu’il prétend mieux protéger. L’opinion publique n’est alors plus l’instance qui protège de l’arbitraire de l’Etat mais, au contraire, un instrument de conformisme du nombre où l’intelligence de chacun est écrasée par l’esprit de tous. Ainsi s’ouvre la voie à un despotisme prévoyant et doux dont la description qu’en fait Tocqueville n’est pas sans faire penser aux critiques ultérieures de l’Etat-Providence à la fois prévenant et dangereux. Trop d’égalité nuit car elle efface toute diversité de sentiment et toute disposition à l’action. Il y a une opposition entre égalité et liberté qui n’est, certes, pas inéluctable mais qui existe dans les faits. Dès qu’un pouvoir, fût-il issu de la volonté populaire, agit sans contrôle ni obstacle, il y a tyrannie. La toute puissance est en soi dangereuse si elle est sans contrôle ni obstacle même s’il s’agit de celle du peuple et même si elle prétend agir pour le bien du peuple. Dans la démocratie, l’avis majoritaire devient une norme sacralisée, incontestée et donc un subtil despotisme.
Comment prévenir ces dangers ? Comment préserver la liberté politique ? Il faut pour cela la décentralisation, la séparation des pouvoirs, l’existence de contre-pouvoirs (associations, presse) et le respect des croyances religieuses.
La décentralisation a une portée civique puisqu’elle multiplie les occasions des citoyens de s’intéresser aux affaires publiques et les accoutume à la liberté. Les associations habituent les hommes à se passer du pouvoir. La presse doit faire entendre la voix spontanée du peuple en parallèle avec la volonté du peuple que prétendent exprimer les Assemblées. Les croyances religieuses apportent à la démocratie l’assise morale qui lui est nécessaire.
Tout ceci est néanmoins inutile sans le civisme démocratique : c’est à l’individu de vouloir la liberté. Il faut donc faire appel à l’esprit de liberté de chacun.
Malheureusement, les démocraties modernes semblent aller dans l’autre sens et l’individu risque de préférer un confort médiocre mais sûr, affaiblissant ce goût pour la liberté. Le goût pour l’égalité est trop fort, accroissant la convoitise à l’égard des plus favorisés. La démocratie devient alors conservatisme parce que la majorité craint d’avoir plus à perdre qu ‘à gagner dans la révolution. Elle est une société à la fois turbulente, à cause des inévitables inégalités de conditions qui entraînent la convoitise, et stable. “

Oui aux syndicats dans les entreprises !

Dimanche 28 janvier 2007

Minoritaire ou majoritaire, peu importe, la liberté d’expression et le droit d’association doivent être défendus.
LA POSTE qui transfert son centre de tri postal de NANCY à PAGNY les GOIN semble emménager dans des locaux ” si exigus ” que la CNT PTT 54 ne puisse plus y trouver place ! Cette organisation syndicale qui agit depuis plus de dix ans, constituée conformément au droit du travail et répondant au critère de représentativité selon l’article L.133.2 du code du travail, n’aurait plus droit de cité sur décision de l’employeur.
Rappelons que la libre création des syndicats a été défendu au XIX e siècle par des parlementaires libéraux. Le mouvement ALTERNATIVE LIBERALE se bat aussi en Lorraine pour abroger le monopole de représentativité détenu par cinq syndicats depuis une loi votée en 1966.
Nous proposons que chaque citoyen puisse créer un syndicat pour défendre les intérêts des salariés de son entreprise, voire de plusieurs entreprises, et que ce syndicat ait le droit de se présenter au premier tour des élections professionnelles.
Il n’est pas admissible que l’employeur, avec parfois la complicité de syndicats reconnus ” officiels “, décide d’éliminer une organisation syndicale quelque soit sa taille, sa couleur ou son origine. Si on rejette de l’entreprise les organisations dissidentes, le combat se poursuivra dans la rue avec les conséquences que l’on sait.

Ouverture dominicale

Vendredi 19 janvier 2007

Dimanche dernier, je voulais faire quelques courses diverses dans Lunéville, eh bien ce fut difficile, les magasins étant tous fermés. Pourquoi la préfecture interdit-elle aux magasins d’ouvrir le Dimanche, et leur impose-t-elle des horaires d’ouverture et de fermeture pendant la semaine ? Je ne vais pas ici énoncer les lois et décrets exacts car c’est assez complexe : disons pour simplifier que cela dépend de la taille du magasin, du nombre de salariés, du quartier, de la nature de l’activité du magasin (épicerie, salon de coiffure, pharmacie, etc.).

Pourquoi, encore, l’Etat vient-il encore se mêler dans les affaires de nos commerçants ?

Un commerçant n’ouvre t’il pas parce qu’il y a une demande de la part de ses clients ?

Quel commerçant est assez inconscient pour payer des salariés si les gens ne viennent pas dans sa boutique ?

D’autre part, les collectivités locales ne seraient-elles pas plus aptes à réguler si besoin ce genre d’interdiction à la place du pouvoir centralisé de Paris ?

Il s’agit là encore d’une de nos libertés bafouées par notre Etat ” nounou ” qui veut s’occuper de toutes nos affaires pour notre soi-disant ” bien “.

Pour ne donner que de brefs exemples du reste de l’Europe :

Au Portugal, les magasins ouvrent tant qu’ils veulent, pourvu qu’ils respectent le droit du travail avec leurs salariés ainsi que les accords particuliers.

En Angleterre, le ” Sunday Trading Act ” permet aux magasins d’ouvrir tous les Dimanches s’ils le souhaitent.

En Belgique, les magasins ouvrant au moins 15 Dimanches par an, les préfectures françaises font bénéficier les communes limitrophes du Nord-Pas-de-Calais d’un statut dérogatoire avec le doublement du nombre de Dimanches de travail (10 en tout) pour compenser l’exode de la clientèle limitrophe vers la Belgique. La république est elle égale sur l’ensemble du territoire ? Visiblement pas.

Si les grands partis étaient libéraux, ils auraient déjà supprimé ces lois liberticides.

Alternative Libérale est pour l’abrogation des lois régissant l’ouverture des magasins, qui empêchent les petits commerces de survivre et de garantir l’emploi. Ne mettons pas de bâtons dans les roues à celles et ceux qui veulent travailler !

Jean-Louis GUENEGO

35 kg d’héroine saisis à Nancy

Jeudi 18 janvier 2007

C’est le titre de la une de l’Est Républicain aujourd’hui (18 janvier 2007).

Il faut dire la vérité, les drogues sont nocives à la santé des individus, provoquent des comportements violents et sont sources de beaucoup de souffrances dans les familles concernées par le problème. La drogue est un facteur d’exclusion sociale. Nous, Alternative Libérale sommes résolument contre l’incitation à la consommation de ces substances, de ces poisons.

Face à ce fléau, l’Etat a choisi une politique de prohibition et de répression. Et comme la plupart de ces types de politique, le résultat obtenu est n’est pas celui attendu. Un Français sur cinq a déjà fumé du cannabis, et la France compte malheureusement environ 180 000 toxicomanes. Alternative Libérale, contrairement aux grands partis se prononce en faveur de la dépénalisation des drogues douces. Vous trouverez les principaux arguments dans le programme à l’url suivante:

Alterantive Liberale - libertés individuelles.

Et j’invite les lecteurs qui souhaiteraient lire une argumentation profonde, pertinente et non émotive à lire l’interview de Vincent Bénard, de l’institut Hayek sur ce lien:

Institut Hayek - Vincent Benard - Dépénalisation des drogues.

Jean-Louis GUENEGO

Pharmacie interdite

Mercredi 17 janvier 2007

L’Est Républicain dans son édition de ce jour (17 janvier 2007) a eu l’excellente idée de publier en rubrique ” Evénements ” un article au sujet d’un rejet par la préfecture d’une demande d’ouverture de Pharmacie à Messein, près de Neuves-Maisons, par un pharmacien, demande par ailleurs soutenue par les élus locaux.

Pourquoi un pharmacien n’est-il pas libre d’ouvrir sa pharmacie où il le souhaite ?

Cela est un des nombreux et malheureux exemples quotidiens montrant à quel point l’administration empiète sur la liberté des Français désirant entreprendre et apporter des services à nous tous. En effet, le refus est motivé par une loi liberticide et corporative arbitraire indiquant qu’il n’est pas permis d’avoir sur le territoire français plus d’une pharmacie pour 2500 habitants. Cette loi, donc issue du Parlement, ne tient pas compte des réalités et des spécificités du terrain et de l’avis des élus locaux.

Bien sûr n’ouvre pas une pharmacie qui veut, il faut d’abord avoir les diplômes requis. Certes il est vrai que trop de pharmacies dans un même endroit peut rendre difficile les affaires, mais le marché s’autorégule de lui-même. Si un pharmacien désire ouvrir à Messein, c’est qu’il a étudié la viabilité de l’affaire avant. Qui est assez fou pour se lancer dans une affaire si la demande n’était pas aux rendez vous ? Serait ce nuisible pour les pharmacies déjà existantes aux alentours ? Rentrer dans de telles considérations fait justement le jeu des puissantes corporations, syndicats et monopoles. Nous libéraux considérons que si une personne a les compétences requises pour être pharmacien, cela est suffisant pour qu’il ouvre une pharmacie là où il l’entend. En attendant, que devient le pharmacien ” interdit ” d’ouvrir sa propre affaire ?

Il est bien dommage que ce type de débat ne soit pas dans les priorités des deux grands partis traditionnels. Il s’agit ici d’abolir les privilèges de certains et laisser tous les individus qui ont des compétences devenir des acteurs créateurs de valeurs dans notre société.

Alternative Libérale se propose de faire entendre sur la scène politique tous ceux qui désirent l’abolition des privilèges corporatifs afin de libérer les énergies de chacun d’entre nous, et par là permettre de donner le meilleur service à tous. Nous ne concevons pas que l’Etat garantisse un monopole à quelques uns en interdisant aux autres de créer librement leur affaire lorsqu’ils en ont tout aussi les compétences.

Dans ce cadre, nous proposons tout simplement l’abolition des lois posant des conditions aux pharmaciens diplômés concernant l’ouverture et la gestion de leur pharmacie. En revanche, nous restons favorables aux contrôles des compétences des pharmaciens, et du niveau de qualité de service de leur officine.

Jean-Louis GUENEGO

Un libéral à Lunéville

Samedi 13 janvier 2007

C’est décidé, je me lance !

Pas facile dans mon contexte, j’ai du remballer mes affaires de Nouvelle Zélande vite fait et quitter un projet très intéressant, dire au revoir à mes amis kiwis, et effectuer mon rapatriement…

Il y a vraiment urgence à réformer notre si beau pays. Et une réforme doit nécessairement passer par un dépoussiérage de notre classe politique, un renouvellement des équipes d’élus impliquant les nouvelles générations.

Nos deux grands partis politiques sont malheureusement devenus incapables de se recycler et d’évoluer pour faire face aux problèmes du monde actuel et anticiper les problèmes à venir. Les hommes politiques sont portés par un système de privilèges qu’ils ont créé pour eux avec l’argent public. La moyenne d’âge au Sénat est supérieure à 60 ans, celle de l’Assemblée Nationale supérieure à 50. La plupart des partis politiques ont des sections ” jeunes “, type ” bac à sable ” qui démontrent leur volonté de fermer l’accès aux jeunes dynamiques dans la politique.

Aucun parti politique traditionnel, de gauche comme de droite, ne voudra se résoudre à faire le bon diagnostic, et mettre en place dès maintenant des mesures de long terme. Les idées libérales, telle qu’exprimées dans la déclaration des droits de l’homme et qui ont fondé notre République sont aujourd’hui de plus en plus bafouées.

C’est dans ce constat qu’un certain nombre d’entre nous ont créé ou rejoint Alternative Libérale, seul parti authentiquement libéral, dans l’esprit d’origine, tel que promu par les ” lumières “. L’Alternative Libérale n’est ni de droite, ni de gauche, elle est seulement libérale.

Notre parti cherchant des candidats pour les législatives, j’ai répondu présent et c’est dans ce cadre qu’Alternative Libérale m’a investi candidat pour les élections législatives 2007 pour la 4ème circonscription de Meurthe et Moselle, circonscription pour laquelle j’ai le plus d’affection car c’est là que j’ai passé toute mon enfance.

Jean-Louis GUENEGO