Pharmacie interdite

L’Est Républicain dans son édition de ce jour (17 janvier 2007) a eu l’excellente idée de publier en rubrique ” Evénements ” un article au sujet d’un rejet par la préfecture d’une demande d’ouverture de Pharmacie à Messein, près de Neuves-Maisons, par un pharmacien, demande par ailleurs soutenue par les élus locaux.

Pourquoi un pharmacien n’est-il pas libre d’ouvrir sa pharmacie où il le souhaite ?

Cela est un des nombreux et malheureux exemples quotidiens montrant à quel point l’administration empiète sur la liberté des Français désirant entreprendre et apporter des services à nous tous. En effet, le refus est motivé par une loi liberticide et corporative arbitraire indiquant qu’il n’est pas permis d’avoir sur le territoire français plus d’une pharmacie pour 2500 habitants. Cette loi, donc issue du Parlement, ne tient pas compte des réalités et des spécificités du terrain et de l’avis des élus locaux.

Bien sûr n’ouvre pas une pharmacie qui veut, il faut d’abord avoir les diplômes requis. Certes il est vrai que trop de pharmacies dans un même endroit peut rendre difficile les affaires, mais le marché s’autorégule de lui-même. Si un pharmacien désire ouvrir à Messein, c’est qu’il a étudié la viabilité de l’affaire avant. Qui est assez fou pour se lancer dans une affaire si la demande n’était pas aux rendez vous ? Serait ce nuisible pour les pharmacies déjà existantes aux alentours ? Rentrer dans de telles considérations fait justement le jeu des puissantes corporations, syndicats et monopoles. Nous libéraux considérons que si une personne a les compétences requises pour être pharmacien, cela est suffisant pour qu’il ouvre une pharmacie là où il l’entend. En attendant, que devient le pharmacien ” interdit ” d’ouvrir sa propre affaire ?

Il est bien dommage que ce type de débat ne soit pas dans les priorités des deux grands partis traditionnels. Il s’agit ici d’abolir les privilèges de certains et laisser tous les individus qui ont des compétences devenir des acteurs créateurs de valeurs dans notre société.

Alternative Libérale se propose de faire entendre sur la scène politique tous ceux qui désirent l’abolition des privilèges corporatifs afin de libérer les énergies de chacun d’entre nous, et par là permettre de donner le meilleur service à tous. Nous ne concevons pas que l’Etat garantisse un monopole à quelques uns en interdisant aux autres de créer librement leur affaire lorsqu’ils en ont tout aussi les compétences.

Dans ce cadre, nous proposons tout simplement l’abolition des lois posant des conditions aux pharmaciens diplômés concernant l’ouverture et la gestion de leur pharmacie. En revanche, nous restons favorables aux contrôles des compétences des pharmaciens, et du niveau de qualité de service de leur officine.

Jean-Louis GUENEGO

4 commentaires pour “Pharmacie interdite”

  1. charly dit :

    En dehors du numérus clausus,
    oui ! battons-nous pour encourager, faciliter, simplifier la création des nouvelles entreprises.
    Nombreux sont ceux qui souhaiteraient se mettre leur compte, monter leurs propres affaires et qui n’y parviennent pas, faute de procedures longues complexes et couteuses, … aidez-les, encourageons-les !

  2. malade dit :

    au debut du mois, sorti de chez le medecin, j’ai voulu acheter les medicaments prescrits en semaine vers 13h:
    j’ai fait le tour de luneville et environ pour trouver 5 pharmacies fermées : 1/2h perdue et 5km pour rien…
    J’ai finalement du y retourner apres 14h.

    ce serait bien de pouvoir trouver une pharmacie ouverte entre 12h et 14h dans le lunevillois… avis aux pharmaciens locaux !

  3. youba dit :

    Voici un rapport assez bien detaillee de l’INSEE sur les pharmacies en France.
    Cela permet de se faire son idee.

    http://www.insee.fr/fr/ffc/ficdoc_frame.asp?ref_id=ip955&doc_id=1242

    En 1941, les pharmaciens etaient de veritables professions liberales. Aujourd’hui, c’est devenu une corporation tellement fermee qu’elle n’accueille meme plus la jeune generation de pharmaciens diplomes : toute les pharmacies sont deja occupees et il est interdit d’en ouvrir une nouvelle. Donc il faut attendre que papi parte a la retraite et racheter son officine quelques millions d’Euros bien speculee du fait des lois… : voila le vrai visage des corporations de privilegies !

    Du coup, il y a plusieurs classes de pharmaciens:
    - les capitalistes qui ont reussi a acheter une officine
    - les autres qui trimment !

    Mais les “recycleurs de republique” nous dirons encore que la France est le pays qui compte le plus de pharmacies par habitants et qu’on devrait s’estimer heureux…

  4. LCH dit :

    Je suis pharmacien et je suis pour la liberté d’installation. Nos anciens ont obtenus une licence gratuitement et actuellement revendent leur licence a des sommes astronomiques.
    La non liberté d’installation conduira à la perte de la pharmacie. Car le fait d’avoir le monopole sur un territoire conduit à la fainéantise et à la non innovation; il n’y a pas de remise en question; actuellement les pharmaciens qui gagnent de l’argent sont ceux qui travaillent le moins dans leur officine.
    l’innovation ne peut venir que des petites pharmacies, et contre Leclerc il faudra innover. Les grosses pharmacies ont été défendues par l’ensemble des pharmaciens mais ce temps va changer car le pharmacien qui sort de l’école actuellement n’a plus de boulôt

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